Cahier 43. Famille et parenté dans la vie religieuse du Midi

Présentation générale

Depuis plus de trente ans, l’étude de la famille et de la parenté, dans tous leurs aspects, constitue l’une des principales thématiques de la recherche en Histoire et en particulier chez les médiévistes.

A travers les ouvrages récents des médiévistes on retrouve nécessairement des notions fondamentales : alliance et échange, héritage lié certes au patrimoine économique mais aussi à la prise de conscience d’une commune ascendance, solidarité organisée pour la survie d’une « maison » comme pour la conquête et la conservation d’un pouvoir, stratégie susceptible de transgresser des normes établies… Des modèles émergent, et d’abord ceux qui tirent leur origine de l’Écriture sainte, commentée et enseignée par les gens d’Église : les apocryphes y ont leur place a côté des textes qui font autorité.

L’essor de la prédication contribue à les vulgariser auprès des laïcs et pas seulement ceux de l’élite sociale et politique. Si cette recherche privilégie d’abord le groupe, à commencer par la « cellule conjugale », elle a su également valoriser le rôle de l’individu. L’enfant, garçon ou fille, occupe une place importante dans les travaux les plus récents ; le père n’est plus seulement considéré dans sa représentation de l’autorité, l’épouse, la mère sont sorties de la vision simpliste qui les cantonnait dans la procréation et la soumission.

Le 43e colloque de Fanjeaux a transporté l’ensemble de cette thématique dans des pays méridionaux de l’Occident chrétien, de la Catalogne à la Provence, du Toulousain à l’état pontifical d’Avignon, entre le XIIe et le XVe siècle, où se retrouvent clercs et laïcs, ce qui permet de mieux apprécier le rôle exact des options religieuses.

Sommaire

I. CONCEPTIONS, REPRESENTATIONS ET MODÈLES DES LIENS FAMILIAUX

II. LES STRUCTURES FAMILIALES ET LEURS IMPLICATIONS RELIGIEUSES

Conclusion

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