Cahier 34. Evangile et évangélisme (XIIe - XIIIe s.)

Présentation générale

On s'accorde à dire que le Moyen Âge fut marqué, dans la vie spirituelle, par un renouveau évangélique ; on désigne volontiers tel personnage, tel mouvement religieux comme «évangélique» ; on parle encore, sans craindre le néologisme, de valeurs et de pratiques, marquées par une volonté de conformité radicale, littérale, à l'Évangile. Sans doute, mais le risque de confusion n'est pas mince.

Le colloque s'est proposé de mettre en perspective ces concepts à l'épreuve de la réalité du Midi de la France au XIIe et XIIIe siècles.

Nombre d'aspects de la vie religieuse, déjà abordés à Fanjeaux, ont été relus dans cette optique. Et d'abord comment et en quelles langues circula le texte des évangiles, dans une France méridionale ouverte sur l'Italie et l'Espagne ? Qu'entendait-on du Nouveau Testament dans l'enseignement, la prédication, la littérature ? Qu'en voyait-on dans l'iconographie ? En un mot, quelle était la réserve mentale évangélique d'un méridional ? Quelles figures de l'évangélisme surgirent de cette imprégnation ? Comment enfin le message évangélique irrigua-t-il le corps social, le corps ecclésial ? Comment l'intuition évangélique se matérialisa-t-elle en mouvements et en institutions ?

Comment, au fond, la Bonne Nouvelle se fit-elle, en un temps et en un lieu donnés, le Midi aux XIIe et XIIIe siècles, expérience historique ?

Sommaire

I RECEPTION DE L'ÉVANGILE : LIRE, ENTENDRE ET VOIR L'ÉVANGILE

II FIGURES DE L'ÉVANGÉLISME

III L'ÉVANGÉLISME EN INSTITUTIONS ET EN ACTES

Conclusion

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