Vital de Castelmaurou et lÉglise de Toulouse dans la tourmente du Schisme

Ryckebusch, Fabrice, « Vital de Castelmaurou et l'Église de Toulouse dans la tourmente du Schisme ». In Le Midi et le Grand Schisme d'Occident, Toulouse, Privat, 2004, pp. 395-441 (Cahiers de Fanjeaux 39).

Les relations complexes de la monarchie française et de Benoît XIII ont connu, à Toulouse, une forte amplification du fait de l'opposition de l'université à sa sœur parisienne. Ainsi, des professeurs toulousains ont voulu installer à l'archevêché le candidat du pape. Pierre Ravat, à la place de l'élu du chapitre. Vital de Castelmaurou. Moins illustre que son rival, l'ancien prévôt, intrigue les historiens. Régulièrement présent aux assemblées du clergé de France, il a émis, en 1398. un vote sur lequel les historiens s'interrogent. Dans cet article, nous tentons d'en élucider le contenu et de comprendre comment l'articuler à la suite de sa carrière, totalement instrumentalisée par le pouvoir royal à partir de 1406. Nous essayons d'en saisir les implications pour l'Église locale car les débats qui ont agité les assemblées du clergé de France - dont finalement le maintien ou le départ de Vital de Castelmaurou n'étaient qu'un symbole - ont profondément modifié la vie de la province ecclésiastique de Toulouse.