Réforme et épiscopat en Provence. Etude comparée des cas de Gap et de Sisteron au milieu du XIe siècle

Cahiers de Fanjeaux

Foulon Jean-Hervé, , Réforme et épiscopat en Provence. Etude comparée des cas de Gap et de Sisteron au milieu du XIe siècle. In La réforme "grégorienne" dans le Midi, pp. 311-342 (Cahier de Fanjeaux 48).

Résumé de l'auteur

Les épiscopats de Géraud Chabrier (1060-1080 ?) à Sisteron et d'Arnoux (ap. 1063-av. 1079) à Gap représentent traditionnellement les débuts de la réforme grégorienne en Haute-Provence. Pour saisir leur originalité propre, il importe de les situer par rapport aux réseaux de parenté du premier XIe siècle de façon à évaluer les répercussions réelles de leur accession épiscopale et de cerner la portée de leur œuvre réformatrice. Ni les motifs avérés de déposition de leurs prédécesseurs, ni leur action pastorale personnelle ne témoignent d'une véritable rupture par rapport à l'esprit réformateur postcarolingien. En revanche, le choix pontifical de faire appel à des étrangers venus de Vendôme ou du Piémont a lésé les intérêts lignagers des potentes locaux, obligeant les nouveaux prélats à user de compromis, donc à faire appel à l'arbitrage comtal et au soutien du Siège apostolique. Le remaniement de l'échiquier politico-religieux a finalement surtout profité à Rome, à qui les élites provençales recourent désormais davantage, sans vraiment favoriser de nouvelles lignées. L'aristocratie locale a été déçue dans ses stratégies familiales, créant ainsi une source de tensions qui s'est accentuée avec le développement de la querelle des investitures.

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