Liens familiaux à l'heure de la mort : les testaments avignonnais au siècle des papes

Cahiers de Fanjeaux

Hayez Anne-Marie, Liens familiaux à l'heure de la mort : les testaments avignonnais au siècle des papes. In Famille et parenté dans la vie religieuse du Midi, pp. 287-314 (Cahier de Fanjeaux 43).

Résumé de l'auteur

Cette étude repose sur les quelque 250 testaments avignonnais conservés pour le XIVe siècle émanant en majeure partie de citoyens mais aussi de courtisans présents en raison du séjour de la cour pontificale. Les liens familiaux évoqués y sont nombreux tant par le choix des héritiers, les legs et même la mention de parents défunts auprès desquels les testateurs désirent reposer. Les hommes choisissent pour leurs héritiers leurs descendants mâles auxquels ils ajoutent d'éventuels posthumes masculins ; ils se préoccupent cependant de leur future veuve qui reprendra sa dot et pourra habiter la maison familiale à condition toutefois de ne pas se remarier : les femmes élisent indifféremment leurs fils et leurs filles ; en raison des fréquents décès prévisibles, des substitutions d'héritiers sont prévues en faveur de parents plus éloignés mais aussi d'institutions religieuses ou charitables ; de multiples legs renseignent sur les liens avec la parenté plus étendue. L'on se marie généralement dans son milieu encore que la frontière entre noblesse et patriciat soit un peu floue ; ce n'est que peu à peu que les Avignonnais donnent leurs filles à des étrangers et les mariages entre Avignonnais et Tilles de courtisans sont encore plus rares ; l'on constate assez peu de vocations religieuses régulières tandis que les moniales, dotées moitié moins que leurs sœurs mariées, sont nombreuses, chaque famille de notables ayant en quelque sorte son couvent de prédilection.

Index de l'article

L'index n'est pas encore disponible