Généalogie et histoire des rois mages : les origines légendaires de la famille des Baux (XIIIe-XVe siècle)

Cahiers de Fanjeaux

Butaud Germain, Généalogie et histoire des rois mages : les origines légendaires de la famille des Baux (XIIIe-XVe siècle). In Famille et parenté dans la vie religieuse du Midi, pp. 107-154 (Cahier de Fanjeaux 43).

Résumé de l'auteur

La légende selon laquelle la famille provençale des Baux descendait des rois mages est aujourd'hui encore célèbre. Sa datation est débattue, mais plusieurs arguments militent pour un thème légendaire relativement récent, apparu vers 1300. Après sa première attestation, en 1334, la légende est selon toute probabilité évoquée dans l'Historia trium regum de Jean de Hildesheim qui put voir, en 1351, à Avignon, une ambassade de Raymond de Baux (t 1375), comte de Soleto. Ce personnage est le commanditaire des fresques qui recouvraient le palais- monastère de Casaluce dans le royaume de Naples. On y évoquait les deux ancêtres mythiques de la famille : le roi mage Balthazar et Guillaume d'Orange, fondateur de Gellone. C'est ensuite grâce à Marguerite de Baux (tl469), épouse de Pierre de Luxembourg (t 1433), comte de Saint-Pol. que le récit familial fut mis par écrit. On le retrouve dans la généalogie du couple dressée par le héraut Saint-Pol (vers 1434), qui permet par ailleurs corriger la généalogie admise jusqu'ici des Baux, ducs d'Andria. En 1471, Clément de Sainghin dans sa Genealogie de Luxembourg en donna une version très développée, en utilisant Jean de Hildesheim. De façon paradoxale, la légende des Baux a ainsi été conservée par des textes qui ont tous été rédigés hors de Provence.

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