Les religieuses, le cloître et la ville (XIIIe-XVe s). L'exemple des moniales dominicaines (Aix-en-Provence, Montpellier)

Cahiers de Fanjeaux

Duval Sylvie, Les religieuses, le cloître et la ville (XIIIe-XVe s). L'exemple des moniales dominicaines (Aix-en-Provence, Montpellier). In Moines et religieux dans la ville (XIIe-XVe siècle), pp. 495-516 (Cahier de Fanjeaux 44).

Résumé de l'auteur

Les monastères de femmes entretiennent un rapport ambigu avec le monde de la ville : à partir de la fin du Moyen Âge, la plupart d'entre eux cherchent à s'y installer afin de se mettre en sécurité, mais les communautés doivent en contrepartie s'adapter à la vie urbaine, en particulier en ce qui concerne le respect d'une clôture stricte. En prenant l'exemple des monastères de moniales dominicaines d'Aix-en-Provence (Notre-Dame de Nazareth) et de Montpellier (Notre-Dame de Prouille), et en les comparant avec d'autres monastères urbains européens, nous rappelons, d'une part, les différentes « protections » mises en place contre l'intrusion de la vie urbaine au sein des cloîtres (murs, fenêtres réduites, attention portée à l'environnement de l'établissement), et d'autre part les multiples relations tissées malgré tout avec la société qui les entoure, grâce à des intermédiaires (frères, donats et employés de la « famille du dehors »), aux familles des sœurs et aux fidèles qui fréquentent l'église du monastère.

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