Les ordres mendiants dans le sud-ouest de la France : état de la recherche sur l'implantation, la topographie et les choix architecturaux des couvents

Cahiers de Fanjeaux

Pousthomis-Dalle Nelly, Les ordres mendiants dans le sud-ouest de la France : état de la recherche sur l'implantation, la topographie et les choix architecturaux des couvents. In Moines et religieux dans la ville (XIIe-XVe siècle), pp. 223-273 (Cahier de Fanjeaux 44).

Résumé de l'auteur

L'absence d'étude globale sur les établissements mendiants du Sud-Ouest de la France a conduit à tenter un bilan de la recherche, dans le domaine de l'histoire de l'art et de l'archéologie, à partir des travaux les plus récents (depuis une quinzaine d'années), notamment les mémoires universitaires et les opérations archéologiques. Ce bilan, incomplet et provisoire, permet toutefois d'esquisser une réflexion sur les thèmes traités et sur les lacunes. La plupart des travaux et publications ne traitent que des quatre grands ordres mendiants et il manque une cartographie historique à l'échelle de diocèses et de villes qui prenne en compte la géographie religieuse préexistante et les autres ordres mendiants, moins importants ou plus éphémères. Le volet sur « les Mendiants dans la ville » s'intéresse à leur insertion et à leur répartition dans l'espace urbain, à leurs déplacements, aux choix et aux contraintes. A une échelle plus réduite, l'espace conventuel est abordé au travers des sources variées. Les points d'observation sont nombreux : l'environnement du couvent et ses rapports à l'espace public, la surface enclose et son contenu (disposition et orientation des édifices), l'architecture des couvents et plus particulièrement des églises. Sont reposées les questions sur l'existence d'une architecture mendiante, sur ses sources (tradition monastique, réglementations, traditions locales et art gothique) et son rayonnement. Depuis une dizaine d'années, les opérations archéologiques ont permis de préciser l'articulation des couvents mendiants avec l'histoire urbaine, la topographie de l'enclos, le plan des bâtiments, les phases de construction et de remaniements, les matériaux et techniques de construction, les décors, surtout lorsqu'il subsiste des vestiges en élévation ; enfin, leur apport est important dans le domaine funéraire, sur les lieux (église, chapelles, cloître, cimetière) et les modes d'inhumation, tout particulièrement les caveaux et les pourrissoirs, la gestion des sépultures et le recrutement.

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