Les ordres religieux et la ville : Montpellier (XIIe-XIVe s.)

Cahiers de Fanjeaux

Le Blévec Daniel, Les ordres religieux et la ville : Montpellier (XIIe-XIVe s.). In Moines et religieux dans la ville (XIIe-XVe siècle), pp. 203-220 (Cahier de Fanjeaux 44).

Résumé de l'auteur

L'originalité de Montpellier au Moyen Âge a souvent été soulignée : ville nouvelle dont l'histoire commence ex nihilo à la fin du Xe siècle, sans passé antique, sans tradition chrétienne attestée localement, elle devient en quelques décennies, grâce à son dynamisme économique, démographique et politique, l'un des plus importants centres urbains du sud de la France, siège d'écoles puis d'une université, étape majeure sur la route des pèlerins de Saint-Jacques. C'est dans ce contexte atypique que les ordres religieux sont arrivés, l'un après l'autre, devant composer avec les divers éléments de la société qui les ont appelés, installés soit intra muros, soit de plus en plus dans les faubourgs immédiats, dessinant une géographie religieuse finalement assez classique, celle d'un espace urbain et péri-urbain quadrillé par les implantations des réguliers, quasiment tous présents : Bénédictins, Grandmontains, ordres militaires, ordres hospitaliers (Trinitaires, Mercédaires, Antonins, frères du Saint-Esprit dont Montpellier est le berceau), Mendiants (Prêcheurs, Mineurs, Carmes, Augustins) et leurs branches féminines (Dominicaines, Clarisses). L'étude proposée s'attache à la mise en place de ce réseau dense d'établissements monastiques et religieux, dans sa chronologie et dans sa topographie, et aux relations que ces établissements ont entretenues avec la société urbaine et avec les pouvoirs locaux.

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