La présence cistercienne dans les villes du Midi : un investissement limité ?

Cahiers de Fanjeaux

Grélois Alexis, La présence cistercienne dans les villes du Midi : un investissement limité ?. In Moines et religieux dans la ville (XIIe-XVe siècle), pp. 167-188 (Cahier de Fanjeaux 44).

Résumé de l'auteur

La fuite du monde est l'un des éléments constitutifs de l'ordre cistercien, qui interdit dès l'origine à ses membres de demeurer en ville. Même au XIIIe et XIVe siècles, l'inurbamento cistercien dans le Midi resta limité à la présence de collèges à Montpellier et à Toulouse ainsi qu'à la fondation de petites communautés féminines à la périphérie de quelques villes, surtout en Provence. Néanmoins, les cisterciens s'étaient doté dès la seconde moitié du XIIe siècle de relais urbains répondant à plusieurs nécessités, économiques mais aussi institutionnelles (du fait de la mobilité induite par le fonctionnement de l'ordre), ce qui amena des convers mais aussi des moines blancs à demeurer en ville. De plus, entre le milieu du XIIIe siècle et le début des crises qui affectèrent la fin du Moyen Âge, les cisterciens participèrent activement à l'urbanisation du Toulousain et de la Gascogne, que ce soit en fondant des bastides (par exemple Gimont, Grenade ou Beaumont-de-Lomagne) ou en lotissant leur possessions périurbaines, comme le fit Grandselve a Toulouse. Avec certains parcours individuels de moines blancs qui partagèrent leur vie entre le désert et la ville (à commencer par saint Bernard ou Folquet de Marseille), ces phénomènes invitent à reconsidérer l'idée d'un ordre cistercien fondamentalement coupé du monde.

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