Présence et concurrence. Communautés monastiques et espaces urbains à Toulouse avant l'arrivée des Mendiants

Cahiers de Fanjeaux

Oberste Jörg, Présence et concurrence. Communautés monastiques et espaces urbains à Toulouse avant l'arrivée des Mendiants. In Moines et religieux dans la ville (XIIe-XVe siècle), pp. 53-77 (Cahier de Fanjeaux 44).

Résumé de l'auteur

Depuis la fin de l'Antiquité, la présence des communautés monastiques et la concurrence entre elles influence l'évolution de nombreuses anciennes civitates. À Toulouse, dès le IVe s., le siège épiscopal Saint- Étienne dans la cité s'oppose au centre de pèlerinage Saint-Sernin, situé à l'extérieur de la ville. Le privilège d'immunité de Charles le Chauve, qui date de 844, suppose l'existence de communautés religieuses dans ces deux églises ainsi que dans la vieille église La Daurade. Grâce aux édifices religieux, aux immunités, aux paroisses et cimetières ainsi que par le patrimoine ecclésiastique et les droits de juridiction, les couvents et chapitres imposent leur profonde empreinte dans la topographie citadine. Parallèlement, ces communautés occupent des espaces sociaux qui reflètent les relations intenses qu'elles entretiennent avec les individus, les familles et les différents groupes de la société urbaine. Au moment de l'essor économique et du début du mouvement communal, les communautés monastiques jouent un rôle crucial quant aux aspirations sociales et aux besoins religieux des Toulousains. L'arrivée de nouveaux ordres religieux, tels celui de Cluny au XIe s. ou les ordres militaires au XIIe s., reflète les changements de la vie monastique et l'évolution dynamique de la société urbaine. Grâce à qui ces ordres peuvent-ils s'établir ? Quels « espaces » occupent-ils dans la topographie et société urbaine ? Comment les anciens monastères et chapitres réagissent-ils ? L'article examine ces questions sur la base de documents des XIe et XIIe siècles.

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