De Pise à Constance : le rôle de Guillaume Saignet, juge de Nîmes puis sénéchal de Beaucaire, dans la résolution du Grand Schisme

Cahiers de Fanjeaux

Pons Nicole, Millet Hélène, De Pise à Constance : le rôle de Guillaume Saignet, juge de Nîmes puis sénéchal de Beaucaire, dans la résolution du Grand Schisme. In Le Midi et le Grand Schisme d'Occident, pp. 461-486 (Cahier de Fanjeaux 39).

Résumé de l'auteur

Clerc du diocèse d'Uzès, étudiant en droit civil à Avignon, Guillaume Saignet abandonne ses bénéfices, se marie et devient juge de Nîmes. En novembre 1408, il porte à Benoît XIII, à Perpignan, des missives émanées des cardinaux unionistes. Bientôt conseiller de Louis II d'Anjou, il se trouve promu sénéchal de Beaucaire. À ce titre, il escorte le roi des Romains. Sigismond. quand ce dernier vient en Languedoc et en Roussillon pour traiter avec Benoît XIII. II est présent à ses côtés en décembre 1415, quand est conclue avec les princes ibériques la capitulation de Narbonne et encore un peu plus tard à Montpellier. Sigismond l'adoube chevalier à Paris en mars 1416. Homme d'action, G. Saignet s'avère aussi homme de réflexion et de proposition. Il considère l'abolition du célibat des prêtres comme le préliminaire indispensable à la réforme de l'Eglise. Ainsi s'effaceraient les hypocrisies et l'Église retrouverait un rayonnement qui permettrait à la chrétienté de s'unir pour la croisade. Ce postulat se rencontre chez d'autres réformateurs de l'époque. G. Saignet en fait un traité, diffusé au concile de Bâle. Il est toutefois probable que c'est d'abord sa vie personnelle qui a inspiré la Lamentacio humane Nature.

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